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Causerie Batier Moiraud

26 Août

© Vidéos réalisée par Christophe Batier Université Lyon 1

Causerie avec Eric Fourcaud

26 Août

Notre grand organisateur

© Vidéo réalisée par Christophe Batier Université Lyon 1

Causerie avec Lyonel Kaufmann

26 Août

© Vidéo réalisée par Christophe Batier Université Lyon 1

Ma première journée, du temps de réflexion

25 Août

Journée deux.

Début des débats et des travaux le 24 août. 9 heures 30 dans le grand amphi du casino d’Ax les Thermes. Une première remarque (qui répond déjà à la question du barcamp du soir) il y a une géographie du participant à un colloque où le numérique est présent. Devant, le carré des blogueurs, pour bien mettre en évidence leur présence et leur travail (je suppose) mais aussi et surtout parce qu’il y a une batterie de prises de courant indispensable à l’alimentation des ordinateurs. Et oui le colloque du 21ème siècle est numérique mais très souvent avec des amphis conçus avant la déferlante digitale. En conséquence les deux alliés du participant sont un siège moelleux et une prise électrique.

Je ne ferais pas de compte rendu détaillé de cette journée riche (vous pourrez les lire sur le site de Ludovia). Je vais essayer de donner le ton en suivant un fil rouge.

J’ai retenu une thématique commune qui s’est dessinée au cours des multiples interventions : interaction dans le temps et l’espace. Que ce soir sous l’angle très scientifique de la sémiotique, la focale du référentiel numérique destiné aux chefs d’établissement ou celui des ressources numériques.

Je ne parlerai pas de la première partie car modestement je dois avouer que mon bagage universitaire n’est pas suffisant pour porter une analyse pertinente.

Temps et espace dans les établissements numériques c’est la thématique que proposait l’atelier de l’après midi. Le développement du numérique n’est pas sans conséquence sur la vie d’un établissement. On ne se contente plus d’administrer un établissement scolaire avec un projet d’établissement à l’ancienne mais il est besoin de projet numérique. C’est en tout cas ce que propose le référentiel numérique à destination des chefs d’établissements. Pour résumer et pour emprunter un vocabulaire tiré de mon champ disciplinaire (l’éco-gestion) ce référentiel permet (doit permettre) au chef d’établissement de réaliser un audit interne.

Ce référentiel est organisé en six domaines qui doivent favoriser un positionnement mais il a été dit que cela donnerait beaucoup de travail aux chefs d’établissements. On revient sur la notion de temps, il faudra prendre le temps de cette analyse. Le temps de l’analyse suppose le temps de l’action. Comment un chef d’établissement fera t-il pour gérer cette dimension en plus de toutes les autres tâches qui lui sont dévolues ?

Cette présentation m’a semblé trop centré sur le chef d’établissement, comme si celui ci était le seul acteur du processus éducatif. J’entends bien qu’il est la cheville ouvrière du système mais sa mission est de manager une communauté constituée de professeurs, d’élèves, d’administratifs et d’agents de service. A mon sens l’établissement numérique n’a de sens que si l’on agrège l’ensemble de ces acteurs et probablement au-delà puisque le numérique ouvre les murs de cet établissement par un procédé de rupture de temps, de lieu et d’espace. L’école ouvre le savoir à une quantité d’acteurs qui ne sont pas des professionnels de l’éducation. Qu’on le veuille où non l’école s’ouvre et il faudra composer avec TOUS les acteurs.

Je suppose que le propos se fondait sur une démarche purement administrative, une logique du temps professionnel des cadres des notre administration.

Le second atelier traitait des ressources numériques et là encore … il a été question de temps et d’espace. Alain Séré qui animait cette table ronde a souligné que la question du manuel numérique était une question sensible.

Le manuel numérique semble relever d’une problématique de confrontation de temporalités différentes. Le temps des modèles économiques, les temps des enseignants, le temps des élèves, le temps des décisions politiques , le temps des éditeurs doivent composer pour réaliser un objectif commun mais sur des temps différents.

Au final « les choix, les décisions arrêtés engagent la communauté pour longtemps », il importe de faire les bon choix. Par ailleurs les choix sont souvant cornéliens car la technologie évolue très vite et : « Les outils d’aujourd’hui ne sont pas ceux de demain. La technologie va très vite. ».

Au final ces nouvelles orientations pose, en toile de fond la question suivante : « la contrainte de temps et de massification ».

Le barcamp du soir consacré à la vision de l’établissement numérique du 21 siècle, s’est inscrit dans la thématique du temps. L’ambiance décontractée n’a pas nuit au sérieux des échanges. Il est évident que la prospective est un élément indispensable de nos réflexions. Il fut question de murs, de politique,pédagogie. Il semble, à l’évidence, que l’école de demain se dessine aujourd’hui.

Ma vision du temps et de l’espace

25 Août

Un schéma que j’avais élaboré pour tenter de cerner la question de temps et d’espace.

Première soirée

24 Août

Après un vol plutôt turbulent l’ Airbus m’a livré à bon port à Toulouse, puis transport en navette vers Ax les Thermes.

Dès Saint Exupéry le groupe de blogueur a commencé à s’agglomérer, Caroline Jouneau – Sion a partagé le confort de l’aéronef Air France. Blagnac le groupe augmente, j’ai la joie de rencontrer irl Laurence Juin et Eric Delcroix et un charmant collègue Belge Sébastien Reinders.

Arrivée à Ax, l’accueil et là encore la rencontre avec Eric Fourcault le grand organisateur.

Inscription, remise de badge, incontournable pochette et le T shirt siglé Ludovia 2010. Une photo en compagnie élégante d’une représentante de l’ENT Frontex.

Repas, retrouvailles avec Christophe Batier venu en force avec son équipe SPIRAL. Repas, discusions de geek puis réunion préparatoire.

C’est a cet instant que j’ai eu le sentiment que Ludovia commençait réellement. Objectif de la réunion préparer le barcamp de ce mercredi. La composition de l’assemblée était à l’image des enjeux éducatifs actuels et futurs. Des enseignants, des représentants d’entreprises de produits éducatifs numériques, un représentant des collectivités locales (département).

Le thème du barcamp sera : « Les établissements du public du 21 siècle » Vaste question 🙂 Nous avons eu un exposé du représentant de l’assemblée des départements de France sur les attentes pour ce barcamp. Je retiens que nous « pouvons nous lâcher ». Des mots clés sont donnés, distance, présentiel, établissements éclatés. Il s’agira si j’ai bien compris (une discussion en terrasse devant une bière blanche ne facilite pas le confort de l’audition) d’essayer d’imaginer le futur établissement scolaire, le mot école 2.0 n’a pas été prononcé mais je suppose qu’il s’agit de cela.

J’avoue ne pas complètement me retrouver dans ce qui a été dit (il y était question de suppressions de postes à l’éducation nationale, baisse du nombre de postes etc.) Puisque l’on peut se lâcher, je vais le faire. Un, je n’ai jamais pensé qu’il y avait de fatalité et deux que le numérique a certainement une fonction plus noble que d’accompagner les compressions budgétaires. Nous verrons bien ce soir quelle sera la teneur de ce barcamp ce soir

Il y a eu aussi des items qui me paraissaient moins sensibles. Nous avons évoqué l’architecture de ces futurs établissements. C’est un thème que j’avais abordé cette année dans un billet et qui s’intitulait la salle d ‘informatique est-elle morte ? J’avais aussi rédigé ce billet sur architecture et apprentissage. Il est évident que la diffusion du numérique modifie les attitudes, le geste pédagogique, la bâtiment doit en tenir compte. Il faut à ce sujet lire les articles de Marie Claude Derouet Besson de l’INRP. Je ne sais s’il y aura des représentants des architectes mais ils auraient toute leur place dans ce genre de rencontre.

Je vais aller prendre un café et me rendre vers le centre d’Ax pour la session inaugurale.

En attendant vous pouvez poser vos questions sur qu’est ce que l’établissement du futur ? Cette question qui brise le tabou de la compétence des collectivités locales en matière de pédagogie, pose en filigrane la question de l’éducation.

PS le patron de l’hôtel m’a proposé de faire un footing demain avec le représentant de E.instruction, 7 heures et à jeun pour quelques kilomètres. Même dans le pire de mes cauchemars je n’avaient osé évoqué cette hypothèse. J’ai donné un argument pitoyable pour le soustraire à l’effort matinal, l’obligation rédiger un billet de blog.