Ma première journée, du temps de réflexion

25 Août

Journée deux.

Début des débats et des travaux le 24 août. 9 heures 30 dans le grand amphi du casino d’Ax les Thermes. Une première remarque (qui répond déjà à la question du barcamp du soir) il y a une géographie du participant à un colloque où le numérique est présent. Devant, le carré des blogueurs, pour bien mettre en évidence leur présence et leur travail (je suppose) mais aussi et surtout parce qu’il y a une batterie de prises de courant indispensable à l’alimentation des ordinateurs. Et oui le colloque du 21ème siècle est numérique mais très souvent avec des amphis conçus avant la déferlante digitale. En conséquence les deux alliés du participant sont un siège moelleux et une prise électrique.

Je ne ferais pas de compte rendu détaillé de cette journée riche (vous pourrez les lire sur le site de Ludovia). Je vais essayer de donner le ton en suivant un fil rouge.

J’ai retenu une thématique commune qui s’est dessinée au cours des multiples interventions : interaction dans le temps et l’espace. Que ce soir sous l’angle très scientifique de la sémiotique, la focale du référentiel numérique destiné aux chefs d’établissement ou celui des ressources numériques.

Je ne parlerai pas de la première partie car modestement je dois avouer que mon bagage universitaire n’est pas suffisant pour porter une analyse pertinente.

Temps et espace dans les établissements numériques c’est la thématique que proposait l’atelier de l’après midi. Le développement du numérique n’est pas sans conséquence sur la vie d’un établissement. On ne se contente plus d’administrer un établissement scolaire avec un projet d’établissement à l’ancienne mais il est besoin de projet numérique. C’est en tout cas ce que propose le référentiel numérique à destination des chefs d’établissements. Pour résumer et pour emprunter un vocabulaire tiré de mon champ disciplinaire (l’éco-gestion) ce référentiel permet (doit permettre) au chef d’établissement de réaliser un audit interne.

Ce référentiel est organisé en six domaines qui doivent favoriser un positionnement mais il a été dit que cela donnerait beaucoup de travail aux chefs d’établissements. On revient sur la notion de temps, il faudra prendre le temps de cette analyse. Le temps de l’analyse suppose le temps de l’action. Comment un chef d’établissement fera t-il pour gérer cette dimension en plus de toutes les autres tâches qui lui sont dévolues ?

Cette présentation m’a semblé trop centré sur le chef d’établissement, comme si celui ci était le seul acteur du processus éducatif. J’entends bien qu’il est la cheville ouvrière du système mais sa mission est de manager une communauté constituée de professeurs, d’élèves, d’administratifs et d’agents de service. A mon sens l’établissement numérique n’a de sens que si l’on agrège l’ensemble de ces acteurs et probablement au-delà puisque le numérique ouvre les murs de cet établissement par un procédé de rupture de temps, de lieu et d’espace. L’école ouvre le savoir à une quantité d’acteurs qui ne sont pas des professionnels de l’éducation. Qu’on le veuille où non l’école s’ouvre et il faudra composer avec TOUS les acteurs.

Je suppose que le propos se fondait sur une démarche purement administrative, une logique du temps professionnel des cadres des notre administration.

Le second atelier traitait des ressources numériques et là encore … il a été question de temps et d’espace. Alain Séré qui animait cette table ronde a souligné que la question du manuel numérique était une question sensible.

Le manuel numérique semble relever d’une problématique de confrontation de temporalités différentes. Le temps des modèles économiques, les temps des enseignants, le temps des élèves, le temps des décisions politiques , le temps des éditeurs doivent composer pour réaliser un objectif commun mais sur des temps différents.

Au final « les choix, les décisions arrêtés engagent la communauté pour longtemps », il importe de faire les bon choix. Par ailleurs les choix sont souvant cornéliens car la technologie évolue très vite et : « Les outils d’aujourd’hui ne sont pas ceux de demain. La technologie va très vite. ».

Au final ces nouvelles orientations pose, en toile de fond la question suivante : « la contrainte de temps et de massification ».

Le barcamp du soir consacré à la vision de l’établissement numérique du 21 siècle, s’est inscrit dans la thématique du temps. L’ambiance décontractée n’a pas nuit au sérieux des échanges. Il est évident que la prospective est un élément indispensable de nos réflexions. Il fut question de murs, de politique,pédagogie. Il semble, à l’évidence, que l’école de demain se dessine aujourd’hui.

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Une Réponse to “Ma première journée, du temps de réflexion”

Trackbacks/Pingbacks

  1. retour sur Ludovia 2010 | Les z'ed - août 31, 2010

    […] Ma première journée, du temps de réflexion […]

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